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Blended finance roundtable

Combler le déficit de plusieurs billions : réflexions et points clés à retenir de notre événement sur le financement mixte

En avril, GOPA et Convergence Blended Finance ont réuni à Bruxelles des leaders mondiaux afin d’étudier comment le financement mixte peut mobiliser des capitaux privés au service des objectifs climatiques et de développement.

Le déficit de financement annuel nécessaire à la réalisation des objectifs de développement et de lutte contre le changement climatique s'élève à plus de 4 000 milliards de dollars. Ce déficit n'a cessé de se creuser au cours de la dernière décennie. Les fonds du secteur public ne suffisant pas à combler ce déficit, une intervention du secteur privé est nécessaire. Le financement mixte s'est révélé être une solution utile, mais son impact n'est pas encore généralisé. Comment les capitaux privés peuvent-ils contribuer davantage au bien-être des communautés, à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique ?

Pour répondre à cette question essentielle, GOPA, en collaboration avec Convergence Blended Finance, a organisé une table ronde sur le thème « Développer le financement mixte ».

Lors d’un événement hybride organisé dans nos locaux de Bruxelles, nous avons réuni des agences de développement, des institutions financières de développement (IFD), des multinationales et des gestionnaires d’actifs d’Europe et du Royaume-Uni qui opèrent sur les marchés émergents et dans les économies en développement.

Holger Christ (directeur général de GOPA AFC) a ouvert la table ronde en exposant les défis auxquels est confrontée la coopération au développement, tout en soulignant la nécessité de solutions de financement mixte. Il a rappelé à l’assemblée qu’il est impératif d’utiliser le financement mixte comme un outil stratégique, en tirant parti du financement du développement pour mobiliser les capitaux du secteur privé indispensables à un impact transformateur en matière de climat et de développement.

Martin Güldner (PDG du groupe GOPA) s’est joint à l’événement, apportant son engagement sans faille, son leadership et son autorité.

Les discours d’ouverture ont été prononcés par :

  • Michael Krake, directeur général adjoint du BMZ (Allemagne), et
  • Sebastian Lesch, chef de la section «Développement» à la Représentation permanente de l’Allemagne à Bruxelles.

Tom Sanderson, responsable du développement du secteur privé au FCDO (Royaume-Uni), a partagé des enseignements essentiels, fournissant ainsi un cadre pratique pour les interventions futures.

Le nouvel impératif commercial

Notre panel d’experts a mis en évidence une évolution majeure du marché : les multinationales vont désormais au-delà de la responsabilité sociale d’entreprise traditionnelle et renforcent leur engagement en faveur des investissements responsables en les intégrant directement dans leurs modèles économiques fondamentaux. Le panel était animé par Regina Vasarais. Parmi nos éminents intervenants figuraient :

  • Zahir Dasu, de British International Investment
  • Manon Jacquot, de GIZ International Services
  • Jasper Siegfried, de Lion’s Head Global Partners
  • Lindsey Block, de Primark
  • Simon Duchatelet, d’Unilever

Voici les trois points clés à retenir selon Mehnaz Bhaur (responsable du financement mixte chez GOPA) :

  1. Si le rôle des investisseurs internationaux est essentiel, l’objectif consistant à passer de milliards à des milliers de milliards ne pourra être atteint qu’en tirant également parti des marchés de capitaux nationaux et en adaptant les solutions au contexte local pour garantir la durabilité.
  2. Le nombre limité de projets solides et bancables constitue un obstacle majeur pour les investisseurs. En améliorant les structures des projets, les véhicules de financement mixte peuvent attirer efficacement les capitaux privés.
  3. Pour atteindre une véritable échelle, nous devons passer de transactions complexes, ponctuelles et sur mesure à des structures de fonds standardisées et reproductibles qui réduisent les coûts de transaction et optimisent l’efficacité.

Cette table ronde renforce la capacité unique de GOPA à faire avancer l’agenda mondial en matière d’inclusion et de développement durable. Nous nous engageons à transformer ces perspectives en réalités concrètes et bancables.

Nous tenons à remercier une nouvelle fois tous nos participants, en particulier ceux de British International Investment, de la BERD, de la Banque européenne d’investissement (BEI), d’Enabel, de FCDO Services, de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, de la KfW et les représentants des gestionnaires de fonds.

Mécanismes de partage des risques financiers