Des plateformes de plus en plus « toxiques » ouvrent de nouveaux espaces de marché
Devenus un environnement d’information incontournable pour les journalistes, les réseaux sociaux influencent profondément la production et la diffusion de l’information. Des plateformes comme X, Facebook et LinkedIn ne servent pas seulement à réseauter : elles sont essentielles pour collecter de l’information, promouvoir des sujets et dialoguer avec les publics.
Les principaux défis que les réseaux sociaux posent au journalisme
Publicité numérique : Le basculement vers la publicité numérique rend difficile, pour les éditeurs, la génération de revenus suffisants pour financer leurs activités. Avec le net recul de la publicité imprimée, les géants de la tech captent l’essentiel des recettes publicitaires numériques et laissent les rédactions se disputer une part de marché réduite.
Concurrence des influenceurs : Près de 28 % des journalistes indiquent que l’un de leurs principaux défis de l’année écoulée a été de rivaliser avec les influenceurs et les créateurs de contenus numériques pour capter l’attention et l’engagement du public.
Désinformation : La circulation de fausses informations et d’infox sur les réseaux sociaux constitue un défi majeur pour les journalistes : 33 % d’entre eux citent la désinformation en ligne parmi leurs plus grandes difficultés de l’année écoulée.
Harcèlement : Trolls et détracteurs en ligne prennent souvent les journalistes pour cible en raison de leurs reportages, de leurs opinions ou de partis pris supposés. Ce brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle a un coût émotionnel qui peut conduire à l’autocensure, voire éloigner les journalistes des réseaux sociaux.
Rapidité contre exactitude : La demande permanente d’actualité en temps réel et la pression pour être le premier à sortir une information sur les réseaux sociaux entrent parfois en conflit avec les principes journalistiques de rigueur et d’exactitude.
Algorithmes : Les plateformes utilisent des algorithmes qui mettent en avant les contenus générant de l’engagement, souvent au détriment d’un traitement nuancé et fondé sur les faits. Cela a favorisé la propagation de la désinformation et la formation de chambres d’écho idéologiques.
De nouvelles solutions de rechange ?
En 2024, les plateformes les plus utiles aux journalistes sont X, Facebook, LinkedIn, Instagram et YouTube. Ces derniers mois, X étant devenu de plus en plus « toxique », Bluesky s’est imposé comme un nouveau refuge pour les journalistes. De nombreux éditeurs, rédactions et journalistes migrent vers la plateforme, mais reste à savoir si Bluesky représente l’avenir du journalisme. Threads et Mastodon, eux, séduisent moins les journalistes.
Comment les journalistes utilisent-ils les réseaux sociaux ?
- Pour publier et promouvoir des contenus
- Pour rechercher de l’information
- Pour échanger avec le public
- Pour développer leur réseau
- Pour suivre l’actualité, des mots-clés, les médias concurrents, etc.