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Renforcer le financement agricole au service du développement rural et de la résilience climatique

Renforcer le financement agricole au service du développement rural et de la résilience climatique

Renforcer le financement agricole au service du développement rural et de la résilience climatique

Au fil des années, nous avons emprunté différentes voies pour diffuser les bonnes pratiques du financement agricole. Nous présentons ci-dessous des exemples de collaboration avec des institutions financières en Afrique de l’Est, d’appui au conseil agricole au Kirghizistan, d’organisation de voyages d’étude pour l’Ouzbékistan et de création de groupes d’épargne à Madagascar.

Travailler en synergie avec les institutions financières

Les petits producteurs font face à des difficultés considérables, qui font de l’agriculture une activité plus risquée que d’autres secteurs. Aux risques habituels, opérationnels et financiers, s’ajoute une vulnérabilité aux aléas environnementaux et climatiques, source d’imprévisibilité croissante. Beaucoup d’institutions financières hésitent donc à prêter aux activités agricoles, faute d’appétit pour le risque ou d’expertise.

Pour améliorer l’inclusion financière des petits producteurs, GOPA AFC apporte une assistance technique aux institutions financières : création de départements de crédit agricole, conception de nouveaux produits financiers, évaluation des services existants pour le secteur agricole, entre autres.

Aceli Africa vise à mobiliser 1,6 milliard de dollars de prêts privés pour les PME agricoles d’Afrique subsaharienne d’ici 2030. L’initiative propose des incitations financières à plus de 40 banques et sociétés de financement pour débloquer le crédit aux PME à fort impact, tout en renforçant les capacités des prêteurs. Avec la Tanzania Commercial Bank (TCB), par exemple, GOPA AFC a élaboré une stratégie et un plan d’affaires de financement agricole. Grâce aux incitations et à l’assistance technique d’Aceli, TCB finance désormais de nouvelles filières, comme le manioc, ce qui dynamise les économies rurales et la sécurité alimentaire régionale. La stratégie AgFin oriente les choix de TCB : quelles filières agricoles, quels maillons et quels acteurs servir, avec quels produits. Un « guichet AgFin » spécialisé a été créé et doté de personnel. Par ailleurs, le cours en ligne « Agricultural Finance for Bankers » a formé et certifié 151 directeurs d’agence et chargés de prêt, renforçant leur capacité à soutenir le crédit agricole.

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Une approche globale du conseil agricole au Kirghizistan

Le projet « Value Chain Agro Finance » au Kirghizistan est cofinancé par l’Union européenne (UE), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la banque allemande de développement KfW. Nous le mettons en œuvre en consortium avec CAIConsulting, avec l’appui du ministère des Finances et du ministère des Ressources en eau, de l’Agriculture et de l’Industrie de transformation de la République kirghize.

En 2023, nous avons commencé à sélectionner des pôles de production primaire à fort potentiel de développement pour y installer des dispositifs d’appui. Ceux-ci offrent les services essentiels aux exploitations : fourniture d’intrants et de crédit, conseil et regroupement de la production. Au sein de ces pôles, des organisations de producteurs ou de prestataires reprennent ces fonctions et continuent de les proposer sur une base commerciale, via des coopératives, des fournisseurs d’intrants et des entreprises de stockage, de transformation et de commercialisation.

Le projet vise à consolider les filières fruits et petits fruits, céréales, légumes, sucre et pommes de terre. Au cœur de notre approche se trouvent les dispositifs de conseil agricole, coordonnés par les services de conseil kirghizes (KGFRAS). Les conseillers suivent les parcelles chaque semaine pour s’assurer de l’application des bonnes pratiques : fertilisation adaptée, protection des cultures au bon moment, rotation. Rendements et qualité s’améliorent en l’espace d’un an. Les agriculteurs devraient accroître leurs revenus sur les cultures visées d’au moins 30 à 40 %, idéalement de 50 % ou plus, afin de pouvoir financer ces services. Les conseillers de terrain sont d’abord subventionnés, avec une sortie progressive de la subvention pour assurer la pérennité du dispositif.

Nous entendons élargir nos initiatives de financement agricole par des produits financiers sur mesure, et toucher ainsi davantage d’agriculteurs. Le décaissement des lignes de crédit de la BEI et de la KfW amplifiera encore cet effet. Notre engagement en faveur de l’innovation et du développement durable reste entier, avec l’ambition d’un impact qui dure.

Pour en savoir plus, consultez le site du projet ou regardez nos vidéos sur notre appui aux différentes filières.

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Voyages d’étude pour l’Ouzbékistan

Les voyages d’étude à l’international sont très efficaces pour le renforcement des capacités dans les projets agricoles. Ils offrent aux participants un apprentissage intensif, à travers des visites d’exploitations et d’entreprises agroalimentaires, et les exposent à des méthodes de production avancées. Si ces méthodes ne sont pas toujours transposables telles quelles dans leur pays, ces voyages inspirent des améliorations de production et de technologie.

Un voyage d’étude récemment organisé par le projet de promotion de la filière horticole a conduit des producteurs de petits fruits ouzbeks et des acteurs du secteur en Pologne, grand producteur et exportateur de petits fruits. Le voyage portait sur les difficultés de main-d’œuvre dans la production, avec la présentation d’équipements de récolte performants. Les participants ont visité exploitations, fabricants d’équipements et unités de transformation, et découvert l’ensemble du cycle de production, du plant au conditionnement pour la vente. Des rencontres B2B ont permis aux entrepreneurs ouzbeks de nouer des contacts avec des entreprises polonaises proposant plants de qualité et lignes de tri et de conditionnement, ouvrant la voie à des relations d’affaires et à des transferts de technologie.

Le plein effet du voyage se mesurera dans le suivi et la diffusion des résultats au sein de la communauté horticole : introduction de nouvelles variétés de petits fruits, amélioration des méthodes de production, essais d’équipements innovants, investissements dans les opérations post-récolte et la commercialisation. Nous aidons les producteurs à intensifier leurs contacts avec des partenaires étrangers potentiels et à trouver des financements pour les équipements et les plants. Les formations sur parcelles de démonstration transmettront les savoirs à d’autres agriculteurs, avec un effet multiplicateur. En novembre 2024, après 15 mois d’accompagnement, plus de 1 100 agriculteurs avaient été formés dans des champs-écoles paysans, dans presque toutes les régions d’Ouzbékistan.

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Groupes d’épargne à Madagascar

Les effets du changement climatique sont de plus en plus visibles partout dans le monde et appellent une action urgente des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile. Au-delà des politiques, des actions concrètes s’imposent. GOPA AFC y contribue à travers plusieurs projets, dont le projet de la GIZ « Adaptation des chaînes de valeur agricoles au changement climatique » (PrAda 2). Ce projet apporte des solutions concrètes aux populations vulnérables, comme les agriculteurs du sud de Madagascar, en développant des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).

Une AVEC est un modèle d’épargne informel destiné à des groupes de 10 à 25 personnes dans des communautés marginalisées, souvent là où l’accès aux services financiers est limité. Les membres élisent un président, un secrétaire et un trésorier ; l’épargne est conservée en sécurité dans une caisse dont les clés sont détenues par trois personnes différentes, afin de prévenir toute fraude. L’épargne est répartie en deux caisses : l’une pour la redistribution à la fin d’un cycle de neuf mois, l’autre pour des activités sociales décidées collectivement par le groupe.

La première année, notre équipe locale a contribué à créer 60 AVEC, touchant plus de 1 400 personnes dans le sud de Madagascar. Ce modèle améliore l’accès aux services financiers et l’inclusion des communautés marginalisées et leur permet d’épargner ensemble en vue d’échéances saisonnières importantes ou d’imprévus familiaux. Les AVEC nourrissent en outre la solidarité communautaire et la décision collective, et les fonds mis en commun soutiennent les membres lors d’événements marquants de la vie, décidés à l’unanimité.

Pour en savoir plus, contactez : agnieszka.windel [at] gopa-afc.de (agnieszka[dot]windel[at]gopa-afc[dot]de,)benedetta.ferraro [at] gopa-afc.de (benedetta[dot]ferraro[at]gopa-afc[dot]de,)mareike.decker [at] gopa-afc.de (mareike[dot]decker[at]gopa-afc[dot]de)