Les résultats de l’évaluation menée récemment par GOPA pour le ministère finlandais des Affaires étrangères (MFA), consacrée à son appui à la démocratie, à l’État de droit et aux droits humains, viennent d’être publiés par le ministère.
Portée par une équipe d’experts dédiée, l’évaluation souligne l’engagement fort de la Finlande en faveur des valeurs démocratiques, de la bonne gouvernance et de la société civile dans le monde, y compris dans un contexte difficile de rétrécissement de l’espace civique et de priorités mouvantes.
Principaux constats :
- Un socle politique solide : l’appui finlandais repose sur un cadre politique robuste et porté par des valeurs, ce qui conforte sa réputation de partenaire fiable. Les récentes coupes budgétaires et réorganisations internes font toutefois peser un risque sur la pérennité et sur l’expertise thématique.
- **Des résultats tangibles en matière de gouvernance : **les interventions finlandaises ont produit des avancées notables en matière de renforcement institutionnel, de justice et de lutte contre la corruption, en particulier lorsqu’elles s’alignaient sur les priorités et l’appropriation locales. Consolider ces acquis suppose un engagement de long terme et un financement stable.
- Donner des moyens à la société civile : la moitié des interventions portaient sur la participation et la société civile, en donnant des moyens aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés et en défendant les droits humains dans des environnements difficiles. L’intégration de l’égalité de genre et de l’inclusion sociale doit encore être renforcée.
- **Des synergies internationales : **la Finlande a su bâtir des synergies avec des bailleurs partageant ses vues, ce qui a amplifié son impact. Un investissement continu dans la gestion des connaissances et les compétences des équipes est indispensable pour conserver cet avantage comparatif.
- **Recommandations stratégiques : **pour rester efficace, la Finlande devrait préserver les ressources consacrées à la démocratie et à la gouvernance, adapter ses systèmes de suivi à des résultats de long terme, privilégier l’appropriation locale et intégrer systématiquement le genre et l’inclusion sociale dans toutes ses interventions.
Méthodologie : l’évaluation a suivi une approche mixte, fondée sur la théorie du changement, en analysant 251 interventions et en approfondissant le cas du Népal. Parmi les limites : un travail de terrain dans un seul pays et une documentation inégale, compensés par la triangulation et une analyse systématique.
Consultez le rapport sur le site du ministère ici.